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Angola 1970 à 1975

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Aventure "Quipedro"

Après les phases de l'EAMA à Nova Lisboa de Juillet 1971 à Juin 1972, Ambriz de Juillet 1972 à Décembre 1972 et suite a un bref passage au RI20 de Luanda, départ vers les contrés de Nambuangongo, plus précisément "Quipedro".

De quoi s'agissait-il ? Une simple base stratégique sur un terrain d'une ancienne propriété abandonnée suite aux conflits qui ont toujours fait rage depuis 1961.

Nous allions remplacer la compagnie qui avaient fait l'année précédent. L'accueil et réception s'est fait de manière chaleureuse entre soldats sachant que la compagnie précédente quittaient l'enfer et que nous allions le trouver. A l'arrivé à la base, des scènes macabres et rigolotes étaient en scène, une forme de bizutage, "sympathique malgré tout"à l'environnement qui nous attendait.

Les installations étaient constitués d'une ancienne ferme de café abandonnée qui servait de messe et logement aux officiers et sous officiers. Les soldats par pelotons, occupaient les installations préfabriqués ou improvisées à cet effet.

Passer une année la dedans, on se demandait comment serait ce possible?

On allait bientôt comprendre que nous n'avions plus le temps de penser à quoi que ce soit tellement le planning était chargé.

Les opérations allaient se succéder à un rythme infernal, parfois 3 à 4 par mois de 3 à 5 jours en moyenne.

Ces interventions se faisaient sous forme de patrouilles parfois, donc sorties en camion de la base et largage sur les zones sensibles ou souvent nous étions attendus par les embuscades ou mines anti char ou personnelles. Donc psychologiquement dur à gérer, même plus que lorsque il y avait des contacts.

Autres fois, nous embarquions dans les gros hélicos, "PUMAS" (certains, encore en service actuellement dans l'armée française même si en fin de vie...) qui nous larguaient sur des cibles tenues secrètes, bien définies, qu'il fallait traiter.

Voila ce que l'on a fait pendant un an. Évidement, dégâts en vies humaines, psychologiques, et traumatismes qui sont et resteront toujours gravés dans notre tête comme dans un disque dur d'un ordinateur pour ceux qui s'en sont sortis comme mois heureusement sans séquelles physique. Pour les blessés, handicapés, et autres cas, je ne peut que imaginer leur galère depuis.

Quelle a été la reconnaissance du pays "gouvernement" vis à vis de ces générations ?

Je ne sais pas car depuis je n'ai fait que des brefs passages au Portugal et souvent que pour des raisons familiales car manque de temps, mais j'aimerais savoirs comment ma génération a surmonté ces dernières décennies.

Personnellement, je suis parti en France après mon retour dan parce que ma femme était française, j'aurais pu le faire avant de partir en Angola comme clandestin et ainsi éviter cette guerre, mais par principe et conviction je n'ai pas voulu et par ailleurs je savait que quelqu'un d'autre prendrait ma place.

.... à développer ...............

 

 

 

 
 
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